mardi 31 mai 2011

La couleuvre à collier (Natrix natrix)

Règne : Animalia (Animal)
Embranchement : Chordata (Cordés)
Classe : Reptilia (Reptiles)
Ordre : Squamata (Squamates)
Sous-ordre : Serpentes (Serpents)
Famille : Colubridae (Colubridés)

Description : Linné (1758).

Présence en France : dans toute la France, y compris en Corse.

Elle vit en Europe et en Afrique du nord, on la rencontre fréquemment près des cours d’eau ou des mares, elle nage facilement. La couleur des écailles dorsales peut varier du gris au brun en passant par un vert olive avec des tâches noires, la face ventrale présente une forme de damier noir et blanc. Cette couleuvre se distingue rapidement des autres car elle possède un collier caractéristique juste derrière la tête de couleur blanc-jaunâtre et mesure jusqu'à 1,5m de long. Cette espèce inoffensive n’est pas venimeuse, en cas de danger elle va fuir, mais si elle est bloquée elle siffle fortement et peut simuler la mort, ou même dégager une odeur nauséabonde pour faire fuir ses assaillants. Elle peut exceptionnellement se défendre en mordant, mais c’est très rare. Elle est une proie facile des rapaces si elle se trouve dans un endroit dégagé.
Elle se nourrit essentiellement d’amphibiens, et particulièrement de grenouilles mais aussi des petits mammifères et des petits poissons mais uniquement si ils sont vivants. Elle est capable de disloquer sa mâchoire pour avaler des proies plus larges que sa tête. Après un repas copieux, elle pourra passer plusieurs semaines sans manger. 


On distingue les couleuvres des vipères de deux façons très simples,  les couleuvres ont de grandes écailles frontales tandis que celles des vipères sont nettement plus petites et les couleuvres ont une pupille ronde alors que les vipères ont une pupille verticale.   

Comme tous les reptiles, elle est incapable de conserver la chaleur, elle passe donc beaucoup de temps immobile au soleil, lorsque sa température est assez élevée, elle peut se déplacer de manière vive. Lorsqu’il fait froid, elle est engourdie et se déplace de façon très lente, ainsi elle passe l’hiver à l’abri (dans une cavité par exemple) où elle va hiverner pendant des mois jusqu’au radoucissement des températures (avril, mai). Au réveil, après sa première mue elle va rapidement chercher à s’accoupler, elle pond entre 8 et 40 œufs dans la végétation en décomposition deux mois après la copulation. Environ 10 semaines plus tard, les œufs vont éclore, les jeunes qui en sont issus sont immédiatement indépendants et mesurent entre 15 et 20cm. La couleuvre à collier mue de 3 à 12 fois dans l’année, et dépense beaucoup d’énergie à se défaire de son ancienne peau, la couleuvre grandit à chaque mue, parfois ont peut retrouver la peau issue de la mue, généralement en plusieurs morceaux. Elle vit 20 ans environ. Sachez que l'ensemble des reptiles de France sont protégés sur tout le territoire. On trouve en France 8 espèces de couleuvres réparties en 6 genres : Coronella (2 espèces), Hierophis (1 espèce), Malpolon (1 espèce), Natrix (2 espèces), Rhinechis (1 espèce) et Zamenis (1 espèce).

La centaurée étoilée (Centaurea calcitrapa)

Règne : Plantae (Plantes)
Sous-règne : Tracheobionta
Division : Magnoliophyta (Angiospermes)
Classe : Magnolopsida (Dicotylédones)
Sous-classe : Asteridae
Ordre : Asterales (Astérales)
Famille : Asteraceae (Astéracées)

Description : Linné (1753).

Présence en France : dans tout le pays.

Cette plante pousse dans les lieux incultes, laissés à l’abandon comme les talus ou les bords de chemin, toujours en sol calcaire. Les fleurs sont roses et apparaissent de juillet à septembre, mais le principal attrait de cette centaurée restent ses bractées (petites feuilles modifiées) terminées en épines blanchâtres robustes de forme étoilée. Elles sont du meilleur effet lorsque la plante est encore acaule (lorsque les tiges ne se sont pas encore développées les épines se trouvent au milieu de la rosette au début du printemps), c’est au centre de ces épines que les fleurs vont se développer.

Comme toutes les plantes de la famille des astéracées, chaque inflorescence est composée de nombreuses petites fleurs, trop souvent considérées comme une seule fleur à part entière, il s’agit en fait d’un capitule de fleurs (ensemble de fleurs). En réalité les fleurs se comptent par centaines voire par milliers et se trouvent au centre des pétales. On trouve 74 espèces du même genre en France (Centaurea acaulis, C. algeriensis, C. alpestris, C. alpina, C. amara, C. aplolepa, C. arrectispina, C. aspera, C. bracteata, C. brevis, C. calcitrapa, C. cineraria, C. collina, C. corymbosa, C. cyanus, C. debeauxii, C. decipiens, C. depressa, C. diffusa, C. diluta, C. dracunculifolia, C. duboisii, C. filiformis, C. glaberrima,  C. hanryi, C. hyalolepis, C. iberica, C. jacea, C. jordaniana, C. leucophaea, C. limbata, C. lineata, C. littorea, C. maculosa, C. melitensis, C. meryonis, C. microptilon, C. mollis, C. montana, C. napifolia, C. nemoralis, C. nicaeensis, C. nigra, C. nigrescens, C. orientalis, C. paniculata, C. pannonica, C. pectinata, C. phrygia, C.pratensis, C. pseudophrygia, C. pullata, C. ragusina, C. rhaetica, C. salicifolia, C. scabiosa, C. scleroclada, C. serratula, C. soltitialis, C. sonchifolia, C. sphaerocephala, C. spinulescens, C. splendens, C. stoebe, C. thuillierie, C. timbalii, C. transalpina, C. triumfetti, C. uniflora, C. urgellensis, C. vallesiaca, C. variabilis, C. vinyalsii, et C. virgata), certaines sont des espèces introduites.

Le parc zoologique de Lunaret

Le parc zoologique a été créé en 1964, il s’étend sur plus de 80 hectares au nord de Montpellier (Hérault) dans un environnement de type garrigue méditerranéenne. Le parc comprend aussi une ferme pour enfants (depuis 1982), la réserve naturelle du Lez (étendue sur 20 hectares, depuis 2000) et la serre amazonienne (crée en 2007). Sur plus de 11km de chemins, vous découvrirez des centaines d’animaux originaires du monde entier, vous découvrirez régulièrement de nouveaux animaux, ne vous contentez donc pas d’y aller une seule fois. Il existe dans le parc une cinquantaine d’enclos, dont certains figurent parmi les plus grands d’Europe. Il rassemble environ 90 espèces différentes pour plus de 500 animaux (sans la serre amazonienne). C’est également un espace de conservation, car le parc participe à un programme d’élevage et d’échange entre les parcs zoologiques européens dont l’objectif à terme est la réintroduction des espèces dans le milieu naturel. C’est aussi le deuxième plus grand parc zoologique de France, il accueille plus de 500 000 visiteurs chaque année.

Règles de base :
-les animaux de compagnie ne sont pas acceptés dans l’enceinte du parc.
-les véhicules motorisés sont interdits (voiture, mobylette…)
-les vélos équipés de roues stabilisatrices et les trottinettes sont autorisés.
-il est interdit de fumer dans le parc.
-il est interdit de nourrir les animaux.
-n’arrachez pas les plantes

Informations pratiques :
-adresse : 50 avenue Agropolis, 34090 Montpellier
-téléphone : 04 99 61 45 50
-à proximité de l’entrée il y a un manège pour enfants
-des aires de pique-nique sont disséminées dans le parc
-il y a une buvette pour vous désaltérer et grignoter
-le parc possède un petit train pour faire le tour du parc
-un prospectus du plan du parc est disponible à l’accueil
-le parc est gratuit à l’exception de la serre amazonienne
-le parc est ouvert tous les jours, les horaires diffèrent en fonction des saisons
-du 1er mai au 31 août, il est ouvert de 9h à 19h
-du 1er septembre au 31 octobre et du 1er février au 30 avril, il est ouvert de 9h à 18h
-du 1er novembre au 31 janvier, il est ouvert de 9h à 17h
-l’accès du parc sera refusé ½ heure avant la fermeture
-prévoir une journée entière si vous désirez tout visiter
-des visites guidées du zoo et de la réserve sont possibles (renseignements : 04 99 61 45 43)

Le parc est organisé par zones géographiques, en 5 parties : l’Afrique, l’Afrique du nord, l’Eurasie, l’Amérique du sud et l’Océanie. Il existe une petite serre tropicale (à ne pas confondre avec la serre amazonienne), une lémurie, et un marais asiatique. Deux sentiers ne présentant pas d’animaux sont présents (le sentier botanique et le sentier de découverte de la réserve naturelle du Lez).

La petite serre tropicale renferme des plantes exotiques, un bassin, des oiseaux et des reptiles

Le marais asiatique accueille une multitude d’oiseaux (canards…), et une île a été aménagée en son sein.

La ferme est réservée aux enfants qui viennent découvrir des animaux comme les chèvres ou les moutons. Ils peuvent participer au nourrissage des animaux, visiter le rucher…

Le sentier botanique présente à l’aide de panneaux la description de différentes espèces de la faune et flore locale.

La réserve naturelle du Lez est un espace protégé étendu sur 20 hectares. Le Lez est un petit fleuve de 29,6km de long. On peut y observer les vestiges d’un ancien moulin et une plantation de cyprès chauves qui possèdent la particularité d’avoir des excroissances de racines aériennes (les pneumatophores).

Les principaux animaux par secteur :

Afrique :
-Addax (Addax nasomaculatus) mammifère
-Autruche (Struthio camelus) oiseau
-Bongo (Tragelaphus eurycerus) mammifère
-Caracal (Caracal caracal) mammifère
-Dromadaire (Camelus Dromedarius) mammifère
-Eland du Cap (Taurotragus oryx) mammifère
-Fossa (Cryptoprocta ferox) mammifère
-Girafe de Rothschild (Giraffa camelopardalis rothschildii) mammifère
-Guépard (Acinonyx jubatus) mammifère
-Maki Catta (Lemur catta) mammifère
-Marabout d’Afrique (Leptoptilos crumeniferus) oiseau
-Rhinocéros blanc (Ceratotherium simum) mammifère
-Zèbre de Grévy (Equus Grevyi) mammifère

 Rhinocéros blanc

Afrique du Nord :
-Lion de l’Atlas (Panthera leo leo) mammifère
-Macaque Berbère (Macaca sylvanus) mammifère
-Mouflon à manchettes (Ammotragus lervia) mammifère

Amérique du sud :
-Guanaco (Lama guanicoe) mammifère
-Loup à crinière (Chrysocyon bachyurus) mammifère
-Tapir terrestre (Tapirus terrestris) mammifère
-Vigogne (Vicugna vicugna) mammifère

Eurasie :
-Loup ibérique (Canis lupus signatus) mammifère
-Loutre d’Europe (Lutra lutra) mammifère
-Lynx boréal (Lynx lynx) mammifère
-Onagre de Perse (Equus Hemionus) mammifère
-Ours brun de Syrie (Ursus arctos syriacus) mammifère
-Paon Bleu (Pavo cristatus) oiseau

Océanie :
-Casoar (Casuarius casuarius) oiseau
-Emeu d’Australie (Dromaius novaehollandiae) oiseau
-Kangourou roux (Macropus rufus) mammifère
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La serre amazonienne

Inaugurée le 30 juin 2007,  c’est la seule partie payante du parc. Elle couvre une surface de 2900m2, c’est la plus grande de France. La façade extérieure de 14,5m de haut présente un aménagement particulier, en effet elle est recouverte d’un mur végétal de 200m2 constitué de 4500 plantes choisies pour leur résistance à la sécheresse et leur faculté colonisatrice. Le sentier intérieur parcourt les différents écosystèmes de la forêt amazonienne. Des magnétophones produisent des chants d’animaux, notamment d’oiseaux ce qui renforce l’impression de se trouver dans le milieu naturel. La température et l’humidité sont totalement gérées par informatique, des nuages de brouillard sont  provoqués toutes les ½ heures pour maintenir une atmosphère humide équatoriale. Elle rassemble à elle seule plus de 500 animaux et plus de 3500 plantes à l’intérieur. Le toit possède des panneaux solaires. A proximité de la serre vous trouverez des toilettes, et une boutique de souvenirs où vous pouvez acheter des peluches, des livres, des cartes postales…

Informations pratiques :
-l’entrée est payante (plein tarif adultes  6,40€), mais il existe une multitude de tarifs en fonction de l’âge, la situation sociale,  et le nombre de personnes, par exemple l’entrée est gratuite pour les bénéficiaires des minimas sociaux ou pour les enfants de moins de 6 ans.
-la location d’un audio guide coûte 1€
-le plan dépliant coûte 0,50€
-la visite guidée nocturne de la serre (inscription obligatoire auprès de l’antenne pédagogique au 04 99 61 45 43) coûte 10€ par personne et dure environ 2h, les places sont limitées et la visite se fait à partir de 19h (18h en hiver)
-la visite diurne dure environ 1h
-les photographies sont interdites dans la grotte (le flash dérange les animaux)
-un restaurant de 96 places (l’Amazoone) est présent (contact au 04 67 29 88 35)

Les différents écosystèmes que vous observerez sont dans l’ordre : la mangrove, la forêt inondée, la forêt dense, la forêt de montagne puis la canopée et la serre est parsemée de petits bassins.

Dès que vous entrez, vous aller tomber sur la mangrove, caractérisée par la présence de palétuviers (arbres qui possèdent des racines échasses), et sur des aquariums et vivariums présentant des caïmans à lunettes (Caiman crocodilus), des piranhas à ventre rouge (Pygocentrus nattereri) et des poissons chats (Phractocephalus hemioliopterus).


La forêt inondée est l’habitat privilégié de l’anaconda vert (Eunectes murinus) et des singes tamarins.

La forêt dense est le repère du très rare grand fourmilier (Myrmecophaga tridactyla), dans cette zone est aménagée une magnifique cascade, ainsi qu’une volière pour les toucans (Ramphastos tucanus) aux becs impressionnants.

 
 Cascade
Ensuite vous visiterez la forêt de montagne, lieu de vie des mygales (Theraphosa leblondi) et des dendrobates, ces petites grenouilles aux couleurs vives (jaune, bleu…) sont terriblement toxiques. La végétation se compose de fougères arborescentes et de plantes épiphytes (plantes qui se développent sur les arbres). Vous allez pénétrer dans la grotte qui abrite des tatous à 6 bandes (Euphractus sexcintus) et les chauves-souris de Seba (Carollia perspicillata).

Vous passerez sous la chute d’eau pour atteindre la passerelle aérienne qui permet d’observer la canopée représentée par la cime des grands arbres.

Avant de sortir vous pourrez observer un documentaire projeté dans une petite salle pédagogique, ou vous documenter sur divers sujets à partir des petits écrans disponibles.

A la sortie, vous vous retrouverez dans une gigantesque volière de 17 mètres de haut, présentant notamment des ibis rouges (Eudocimus ruber).

A noter également qu’une île aux singes a été aménagée à l’extérieur de la serre en complément.

lundi 30 mai 2011

Le grand fourmilion (Palpares libelluloides)

Règne : Animalia (Animal)
Embranchement : Arthropoda (Arthropodes)
Sous-embranchement : Hexapoda (Hexapodes)
Classe : Insecta (Insectes)
Sous-classe : Pterigota (Ptérygotes)
Infra-classe : Neoptera (Néoptères)
Ordre : Neuroptera (Neuroptères)
Famille : Myrmeleontidae (Myrméléontidés)

Description : Linné (1764).

Présence en France : sud de la France

Il fréquente les champs et les prairies sèches de la garrigue, où il est presque invisible si il ne bouge pas, il est facilement reconnaissable grâce à sa taille (10-12cm d’envergure). Il vole de manière désordonnée et aléatoire et s’envole dès que l’on s’approche, il est surtout actif au crépuscule ou la nuit quand il chasse des petits insectes. Les grandes ailes sont translucides à part les nervures blanches-jaunâtres et les tâches noires qui les décorent. L’abdomen, de couleur noire et jaune est très long. Il ressemble à une libellule, mais contrairement à cette dernière, ses ailes se replient au repos. Les mâles possèdent deux petits appendices à l'extrémité de l'abdomen (appelés cerques), ils jouent un rôle lors de l'accouplement, les femelles en sont dépourvues.

Spécimen femelle

Les larves, à l’aspect trapu, vivent dans le sol, elles possèdent une paire de mandibules acérées et comme la plupart des espèces de fourmilion, elles creusent des entonnoirs et attendent au fond qu’une proie tombe dedans, si la proie tente de remonter elle glisse généralement encore plus car les parois sont sableuses et glissantes, si elle parvient malgré cela à remonter la larve tentera de la faire dégringoler en lui projetant des petits grains de sable. 

Le polypore soufré (Laetiporus sulphureus)

Règne : Fungi (Champignons)
Division : Basidiomycota (Basidiomycètes)
Classe : Agaricomycetes (Agaricomycètes)
Ordre : Polyporales (Polyporales)
Famille : Fomitopsidaceae (Formitopsidacées)

Ce champignon pousse sur les arbres dressés ou couchés, plus rarement dans les cavités, il mesure généralement entre 15 et 30cm mais peut parfois atteindre des dimensions impressionnantes, parfois plus de 50cm. Il pousse de façon étagée et imbriquée en éventail, quand il est jeune il arbore une magnifique couleur jaune soufre, puis devient jaune-orangé en vieillissant. C’est un parasite de blessure, ainsi il ne se développe que sur les arbres blessés, tombés ou affaiblis, si l’hôte est encore vivant il accélère son dépérissement.


On peut le rencontrer sur les arbres du genre Prunus (abricotier, amandier, cerisier…), Pyrus (poiriers), Robinia (robiniers), Populus (peupliers) et plus rarement Larix (mélèzes). Il pousse du printemps à l’automne, après la pluie et son développement est très rapide. Il est comestible quand il est très jeune et même très apprécié dans certains pays, toutefois il peut provoquer des allergies donc il vaut mieux s’abstenir. 

Le Compost

Le compost est un élément très important pour le jardinier amateur, il représente une alternative écologique et économique. Au lieu de gaspiller en brûlant ou jetant à la décharge vos déchets verts vous avez tout intérêt à les composter. Sachant qu’un sac de terreau coûte entre 3 et 4 pour 50 litres et qu’un composteur coûte entre 30€ (modèle simple) et 200€ (modèle haut de gamme), vous ferez beaucoup d’économies à long terme. Sachez aussi que vous pourrez aussi fabriquer le composteur vous-même avec quelques planches.

Le compostage est un processus biologique de conversion par fermentation aérobie (l’oxygène participe à la dégradation) des matières organiques fraîches en un produit stabilisé, hygiénique, semblable à du terreau: le compost. Composter c’est donc produire à partir de divers éléments (déchets ou résidus) un amendement organique riche en humus (75à 90% de la matière sèche finale) qui va améliorer la qualité du sol. Le phénomène naturel d’évolution spontanée des matières organiques dans la nature constitue le principe de base du compostage.

On peut différencier deux étapes dans le processus de compostage, la première où les matières organiques apportées subissent une dégradation intense en présence de l’oxygène, et une seconde où les matières résultant de la première étape sont décomposées par un ensemble de micro-organismes (bactéries, asticots, vers...) qui produisent les matières humiques (l’humus représente le stade ultime de décomposition de la matière organique, c’est une matière souple et aérée de couleur sombre). 

Composteur

La production d’humus dépend de la nature des matières organiques de départ et des paramètres de compostage, ainsi seules les matières organiques d’origine végétale sont susceptibles de produire de l’humus. Parallèlement à ces réactions des composés organiques sont simplifiés en molécules minérales, ce phénomène est appelé minéralisation. Les matières animales seules ne forment pas d’humus mais elles peuvent y contribuer par l’apport d’éléments tels que l’azote, le phosphate ou le soufre.

La matière organique peut fermenter de deux manières :

-Avant son incorporation dans au sol. Dans ce cas on constitue soit on fait des tas de forme allongée ne dépassant pas 1,5 à 2m de hauteur (compostage dit en meule ou en andain) soit on place la matière organique dans un composteur. Si les matières sont très sèches, on peut arroser éventuellement, on peut aussi rajouter du compost mûr pour accélérer le processus.

-Directement dans le sol. Après épandage de la matière organique brute, à une saison où la température  et l’humidité sont favorables (printemps ou automne dans nos régions) on l’incorpore aussitôt superficiellement et la fermentation se fera directement dans le sol (compostage en surface).

Les conditions de réussite d’un bon compost :

Dans toute fermentation aérobie, les organismes on besoin d’oxygène pour dégrader les matières. Le besoin d’oxygène est fort au départ mais diminue avec le temps. Le milieu aérobie est maintenu tant que le taux d’oxygène ne descend pas en dessous de 5%, sachant que le pourcentage d’oxygène dans l’air est de 21%. En principe pour maintenir des teneurs optimales il suffit de garder une porosité (espaces vides occupés par l’air) d’au moins 35%.
Les déchets trop fins ont tendance à boucher ces espaces, veillez donc à utiliser un maximum de déchets de taille et forme différentes.

L’humidité est nécessaire à la vie des micro-organismes. Les matières de départ ne doivent pas être trop humides (dans ce cas le compost produit du jus sombre), ni trop sec (la décomposition sera très lente). L’humidité doit être comprise entre 50 et 75% de la masse totale du tas.

La température est également un point très important. Dès le début du compostage la température va s’élever rapidement. La dégradation aérobie de la matière organique dégage de la chaleur. Les niveaux de température dépendent de nombreux facteurs :
-la composition de départ : on atteint 45 à 65°c pour les déchets domestiques et de 65 à 85°c pour les fumiers paillés ou les résidus de tonte.
-le rapport entre le volume et la surface : plus le tas sera épais plus la chaleur sera importante.
La recherche d’une température maximale n’est pas un objectif, on cherchera plutôt à combiner l’action pasteurisante de la température avec une vitesse d’évolution élevée obtenue par des températures comprises entre 60 et 70°c.

Le pH (potentiel hydrogène) et le rapport C/N sont deux critères aussi importants que les précédents. L’activité des micro-organismes produit des acides organiques et du gaz carbonique qui ont tendance à acidifier le compost. Si le substrat est déjà acide au départ un ralentissement de la décomposition peut se produire. On peut y remédier par une diversification des déchets utilisés ou par des apports calcaires ou phosphatés (cendres de bois…). Le rapport C/N est propre à chaque produit, il détermine la vitesse de décomposition. Le taux optimal est compris entre 25 et 40, afin de favoriser le travail des micro-organismes.
A titre de comparaison le rapport C/N est de 30 pour les tiges de végétaux annuels et il peut atteindre plus de 500 pour certains bois. Vous l’aurez compris mieux vaut utiliser des végétaux jeunes et tendres que du bois dur. Le bois broyé pourra toutefois être incorporé, il se décomposera plus rapidement.

Les produits à composter :

-adventices (mauvaises herbes non grainées)
-aiguilles de pin
-algues marines (déssalées)
-cendres de bois
-cheveux, poils, ongles, plumes
-coques de noix, noisettes, cacahuètes (broyées de préférence)
-coquilles d’œuf (broyées de préférence)
-déchets de potager
-épluchures (issues de fruits non traités)
-feuilles mortes
-fumier d’herbivores (sauf celui des élevages industriels)
-marc de café, thé et raisin
-paille
-papiers, mouchoirs, essuie-tout
-résidus de tonte
-sciures et copeaux de bois (bois non traité)
-tailles de haies

Les produits à éviter :

-adventices (mauvaises herbes) grainées
-excréments d’animaux domestiques (chiens, chats…)
-plantes malades
-poisson
-produits laitiers
-viande

 Toute personne possédant un petit espace dans son jardin peut produire facilement du compost. Pour cela soit vous achetez un composteur dans le commerce soit vois le fabriquez de manière artisanale. Le choix du composteur est un paramètre important, la taille dépendra de votre production de déchets verts. Il devra posséder de nombreuses petites ouvertures latérales afin d’aérer le tout et si possible ne pas avoir de fond pour assurer un contact direct avec la terre. L’ouverture doit être la plus large possible pour insérer facilement les déchets et bien les mélanger. Il faut qu’il soit équipé d’une trappe afin de récupérer le compost à maturité. Il doit être placé dan un emplacement semi-ombragé et d’accès facile. Les signes d’un bon compostage sont l’absence de mauvaises odeurs, une température élevée (60 à 70°c), un brunissement progressif du compost et la présence de vers de terre.

Les règles de bases d’un bon compost sont de :
-broyer les gros éléments
-mélanger les déchets
-rajouter un peu de terre au début
-remuer de temps en temps

Diversifiez au maximum les matières organiques apportées, n'utilisez jamais un seul type de déchet (surtout s'il s'agit de résidus de tonte ou de paille). Le compost jeune (3à 6 mois) peut être étendu en surface autour des arbres et entre les cultures, tandis que le compost mûr (6 à 12 mois) pourra être directement incorporé au sol.

Asticots participants à la décomposition

dimanche 29 mai 2011

L'ophrys araignée (Ophrys aranifera)

Règne : Plantae (Plantes)
Sous-règne : Tracheobionta
Division : Magnoliophyta (Angiospermes)
Classe : Liliopsida (Monocotylédones)
Sous-classe : Liliidae
Ordre : Orchidales
Famille : Orchidaceae (Orchidacées)

Description : Miller (1768).


Présence en France : dans une grande partie du pays, sauf à la pointe de la Bretagne, dans les landes de Gascogne et dans quelques zones locales.

Les ophrys sont des petites orchidées terrestres qui vivent principalement en Europe. De part leur petite taille, peu de gens y font attention et pourtant elles font partie des fleurs les plus jolies de la garrigue. Ce sont des plantes bulbeuses qui possèdent des feuilles disposées en rosette (au ras du sol), et du fait de leur rareté, beaucoup de ces plantes sont protégées. Elles poussent généralement sur les prairies sèches, en plein soleil. Les fleurs ressemblent à des insectes, qu’elles imitent souvent de façon assez impressionnante. De plus elles dégagent des phéromones afin d’attirer des insectes propres à chaque espèce qui confondent la fleur avec une femelle. Tandis qu’ils pensent s’accoupler, les mâles participent ainsi à la pollinisation de l’espèce.


La multiplication de ces plantes est également très spécifique, en effet lorsque les fruits sont mûrs, ils libèrent des milliers de minuscules graines dont seulement une infime partie aura la chance de germer. Ceci est du à la relation qu’entretiennent ces plantes avec des champignons présents dans le sol. La plupart des graines
 ne germeront pas car elles n’entreront pas en contact avec les filaments du champignon. Celles qui parviendront à rencontrer le champignon vont s’associer avec ce dernier, ce phénomène s’appelle la symbiose. N’essayez donc pas d’en ramener chez vous, car si vous détruisez le lien qui unit la plante au champignon, la plante dépérira rapidement, évitez aussi de piétiner leur habitat.


La floraison s’effectue au printemps et en été, et lorsque les fleurs sont fécondées, la plante fane totalement et observe un repos végétatif, pour finalement ressortir de terre dès les premières pluies d’automne. Parfois il peut se produire des hybridations entre les différentes espèces, plus rarement les ophrys peuvent présenter des anomalies (sépales colorés…). A l'heure actuelle, on dénombre en France 54 espèces différentes d'ophrys, mais leur classification varie considérablement selon les spécialistes, en effet il existe une multitude de sous-espèces, hybridations et variétés (on en découvre encore chaque année), qui sont parfois considérées comme étant des espèces à part entière, ce qui rend considérablement difficile une classification exhaustive.

 L’Ophrys araignée, est l’un des premiers ophrys à fleurir, dès le mois de mars et jusqu'en mai. C’est aussi l’un des plus variables dans la forme et la couleur des fleurs, quasiment chaque pied fournit des fleurs aux motifs différents. Toutefois il se reconnait la plupart de temps à la tâche luisante en forme de H présente sur le labelle (partie colorée généralement brune chez l'ophrys araignée). Il se développe sur les sols calcaires, en plein soleil ou à mi-ombre. Son aire de répartition est vaste, on le rencontre dans de nombreux pays européens, dont la france, l'italie, l'espagne, l'allemagne, la grande-bretagne... Cette espèce est protégée, du fait de la raréfaction de son habitat.

Anomalie : sépales latéraux colorés

La chenille du sphinx de l’euphorbe (Hyles euphorbiae)

Règne : Animalia (Animal)
Embranchement : Arthropoda (Arthropodes)
Classe : Insecta (Insectes)
Ordre : Lepidoptera (Lépidoptères)
Famille : Sphingidae (Sphingidés)

Description : Linné (1758).


Cette spectaculaire chenille atteint facilement 8 à 10cm de longueur, les coloris sont très variables, à part les taches circulaires qui restent blanchâtres elle peut arborer des teintes vertes, noires ou orangées. Elle se nourrit principalement de l’euphorbe petit-cyprès (Euphorbia Cyparissias) mais elle peut aussi se nourrir d’autres espèces d’euphorbes.                                                                                                                   On peut la rencontrer dans toute l’Europe et même jusqu’en Asie centrale, en été. Malgré son apparence, cette espèce n’est pas urticante. Elle engendre un papillon de nuit, le Sphinx de l’euphorbe.


Les Engrais

Les plantes ont besoin de divers facteurs pour se développer , de l'eau et des éléments minéraux présents dans le sol, du carbone et de l'oxygène présents dans l'air, mais aussi de la lumière. Dans certaines zones les matières minérales peuvent se trouver en très petite quantité, il peut être judicieux d'en apporter selon les plantes que l'on veut faire pousser.

Les différentes matières minérales pouvant être apportées :
-L'azote (N)
-Le Phosphore (P)
-La Potasse (K)
-Le Calcium (Ca)
-Le Soufre (S)
-Le Magnésium (Mg)
-Le Manganèse (Mn)
-Le Fer (Fe)
-Le Cuivre (Cu)
-Le Zinc (Zn)
-Le Bore (B)
-Le Molybdène (Mo)

Le carbone, l'hydrogène et l'oxygène sont facilement disponibles dans l'eau et dans l'air, il est donc totalement inutile de chercher à les apporter aux plantes. D'autres éléments peuvent être absorbés par les végétaux sans pour autant être indispensables à leur vie (Cobalt, Silicium, Aluminium...).

Azote:
C'est l'élément principal de la croissance et du développement des parties aériennes. Il assure une bonne coloration verte des feuilles.
Le manque d'azote provoque le jaunissement des feuilles (chlorose).
L'excès d'azote provoque l'affaiblissement de la plante face aux maladies et aux ravageurs.
Il est apporté durant toute la période de végétation.


Phosphore:
Il agit sur la croissance des plantes, surtout sur les racines. Si les racines sont peu développées il y a un manque de phosphore, on peut aussi le constater si les extrémités des feuilles jaunissent et se dessèchent.
Il s'apporte surtout au début du développement pour stimuler la croissance des racines.

Potasse:
Elle agit sur les fleurs et les fruits (formation,coloration et teneur en sucre). La potasse augmente la résistance au froid et aux maladies.
Elle s'apporte surtout en période de floraison et de fructification, elle sera mieux absorbée si le sol est humide.

Calcium:
Il augmente la capacité de résistance des plantes ainsi que la rigidité des tissus.
Un excès de calcium bloque l'assimilation du fer ce qui entraîne le jaunissement du feuillage.
Soufre:
Les Brassicacées absorbent  le soufre en quantité importante.

Magnésium:
Il renforce la couleur et la durée de vie des fleurs.

Manganèse:
Utile pour la culture des légumes et des agrumes.

Fer:
Le manque de fer provoque un jaunissement du feuillage.

Zinc:
Le maïs est très sensible au manque de zinc. Le zinc s'apporte essentiellement dans les zones fortement calcaires.

Bore:
Il renforce le maintien des parois cellulaires.
Un excès provoque un jaunissement marginal des feuilles et une mauvaise croissance.

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Dans le commerce on peut trouver plusieurs formes de classification des engrais:
Engrais simples N ou P ou K

Engrais composés   Binaires  NP ou NK ou PK
                                      Ternaires NPK

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Sur les sacs d'engrais ou les emballages la notification des matières minérales est indiquée en % , pour être plus clair prenons un exemple: un engrais ternaire 12 - 12 - 17 contient donc 12% d'azote, 12% de phosphore et 17% de potasse.

Les engrais peuvent être sous forme:

Liquide: apporté tel quel ou dilué dans l'eau lors de l'arrosage sur le sol ou par pulvérisation, l'absorption de l'engrais est effectuée rapidement (souvent utilisé pour les plantes d'intérieur).

Poudre Soluble: apporté également dilué mais uniquement pour de l'arrosage au sol.

Granulé: Engrais à action lente qui se désagrège progressivement avec l'arrosage.

Autre conseil:
Un engrais oliviers est comparable à un Engrais agrumes.
Un engrais universel convient à toutes les plantes vertes et fleuries.
Un engrais tomate est comparable à un engrais géranium (les 2 sont riches en potasse).
Seules les plantes ayant de faibles besoins nutritifs comme les orchidées, bonsaïs, les cactus peuvent demander des engrais spécifiques.

Plantes à besoin faible:
Orchidées, broméliacées, azalées , fougères, plantes de terre de bruyère...

Plantes à besoins moyens:
Cyclamen, bégonia, kalanchoé, plantes vertes (ficus ...)

Plantes à besoins élevés:
Géranium, rosiers, chrysanthèmes, hortensias ...

L'orpin de Nice (Sedum sediforme)

Règne: Plantae (Plantes)
Sous-règne: Tracheobionta
Division : Magnoliophyta (Angiospermes)        
Classe: Magnoliopsida  (Dicotylédones)          
Sous-classe: Rosidae
Ordre: Rosales
Famille: Crassulaceae (Crassulacées)

Présence en France : en abondance dans le sud de la France (présent en Corse), plus rare en montant plus au nord, jusqu'au sud de la Loire, en région Centre, en Bourgogne et en Franche-Comté, totalement absent au nord de ces régions.


Il appartient à la famille des Crassulacées, c’est l’une des plantes les plus communes et les plus rustiques de la garrigue, de plus il est facilement différentiable des autres espèces d’orpins (il en existe des dizaines d'autres espèces du genre Sedum en France. Il en existe diverses formes et couleurs. On peut trouver des spécimens rampants ou trapus, pouvant être vert clair, vert foncé, orangé ou blanchâtre. Généralement de petite taille, ils peuvent exceptionnellement atteindre une taille imposante si les conditions sont réunies, nous avons eu l’occasion d’observer un spécimen de plus de 40cm de diamètre. Il résiste au gel et à la sécheresse, la seule chose qui peut lui nuire est l’eau stagnante, et il exige une exposition en plein soleil. De ce fait il pousse dans des sols bien drainés, secs, et rocailleux voire carrément dans la pierre. Il fleurit en plein cœur de l’été.

 Vous pourrez facilement le cultiver dans votre jardin, en effet il suffit de récolter quelques boutures (fragments de tiges) sur un pied sauvage dans la garrigue pour le multiplier à votre guise chez vous. Attention toutefois, malgré le fait que cette espèce soit introduite en France (elle n'est pas originaire du pays), elle est protégée dans les régions Aquitaine, Centre et Poitou-Charentes, de ce fait tout arrachage dans ces zones est totalement proscrit. Vous pourrez l’utiliser soit en pleine terre comme couvre-sol dans une petite rocaille, soit en suspension, où ses tiges rampantes fourniront un bel effet. Lorsque vous avez récolté les boutures, il suffit d’en enterrer la base et d’arroser pour qu’elle prenne racine, vous pouvez également poser simplement les boutures au contact du sol et d’humidifier les premiers jours, car c’est une espèce très facile à bouturer. Les racines adventives (racines qui poussent sur les tiges) apparaîtront rapidement, lorsqu’elles seront bien ancrées, vous devrez choisir la forme que vous désirez obtenir pour votre orpin. Si vous souhaitez que l’orpin se propage avec ses tiges rampantes il faudra l’arroser régulièrement, lorsqu’il aura atteint la taille souhaitée, réduisez de plus en plus les arrosages afin de rendre les feuilles plus bombées et resserrées, pour un aspect plus esthétique. En effet l’arrosage régulier aura pour conséquence un étiolement des tiges (fort allongement des tiges, aspect grêle et faible coloration), mais rassurez-vous, en espaçant les arrosages il récupèrera rapidement une jolie forme.


Si vous souhaitez avoir un spécimen de petite taille, il faudra limiter au maximum les arrosages dès la plantation, car le moindre arrosage en trop l’incitera à se développer excessivement, au pire si cela arrive vous pourrez toujours le tailler, il repartira facilement de la base. Faites aussi attention, car les arrosages excessifs auront tendance à le faire fleurir, il faut savoir que chaque tige qui fleurit dépérira par la suite, mais la encore, ne vous inquiétez pas car l’orpin repartira de la base. Une fois que les tiges florales ont séché vous pourrez les couper. Lorsque vous le cultivez en suspension, des racines adventives aériennes se développeront fréquemment, ce qui manifeste le désir de la plante à se multiplier, si vous voulez vous pourrez couper de nouvelles boutures, sinon laissez le vivre, les racines finiront par sécher. Certaines tiges peuvent être cassantes, donc faites aussi attention si vous êtes amené a le déplacer ou le manipuler. De nouvelles pousses apparaissent chaque année a la base pour remplacer les tiges sèches ou dégarnies, en période de sécheresse il compense le manque d’eau en sacrifiant des feuilles ou des tiges qui se dessèchent, toutefois certaines tiges subsistent plusieurs années. Avec le temps les tiges peuvent se lignifier, c'est-à-dire qu’elles fabriquent du bois, les tiges prennent alors une couleur brunâtre craquelée.

samedi 28 mai 2011

Le Pic-Saint-Loup

 Cette Montagne, d’une altitude de 658m, est un lieu très prisé par les randonneurs du département. Le Pic-Saint-Loup se situe à cheval entre les communes de Cazevieille et Saint-Mathieu-de-Tréviers (Hérault). Tout comme le château de Montferrand, le sommet est seulement accessible à pied, par plusieurs sentiers et il est recouvert de garrigue basse composée de chênes verts et de pins principalement.

Vue sur le pic st loup 

Du fait de la proximité avec le château de Montferrand, nous vous conseillons de réaliser leur ascension lors de la même journée, afin de profiter des différents points de vue que peuvent offrir les deux sommets, en effet la perspective n’est pas la même d’un endroit à l’autre, ceci est du à la différence de hauteur (658m contre 409m). Au bord du sentier qui mène du château de Montferrand au Pic-Saint-Loup, nous avons eu la surprise de tomber sur une petite cavité naturelle aux parois orangées.

 La grotte

La garrigue qui borde les sentiers peut faire le bonheur des cueilleurs au début du printemps, en effet c’est à cette période que poussent les délicates asperges sauvages, parfumées et au goût incomparable. Une fois arrivés au sommet, vous tomberez sur la petite chapelle Saint-Joseph, où les gens viennent déposer divers souvenirs, des objets, des photos… Elle fut construite par un ermite au XIXème siècle, puis laissée à l’abandon mais finalement restaurée en 1996 par des bénévoles.

 La chapelle

Juste à côté de l’ancienne tour de guet contre les incendies, est ancrée une grande croix de fer qui était autrefois en bois mais qui a été détruite. Vous aurez également une vue plongeante sur l’impressionnante falaise du versant nord.
 Le panorama est aussi exceptionnel, par beau temps vous apercevrez facilement la plaine littorale, les Cévennes et le Mont Ventoux, sans oublier le château de Montferrand et la montagne de l’Hortus situés à proximité.
 N’oubliez pas que le Pic-Saint-Loup et ses environs sont protégés au titre du réseau Natura 2000, donc respectez les consignes de base, emportez vos déchets avec vous, promenez-vous uniquement sur les sentiers, ne dérangez pas les animaux présents, n’arrachez pas les plantes sauvages et évitez de couper les fleurs car certaines d’entre elles se raréfient et peuvent être protégées. Pensez à prendre un appareil photo lors de vos sorties, pour garder un souvenir des paysages et des espèces que vous observerez.

Vue de la falaise

vendredi 27 mai 2011

Le château de Montferrand

Nous allons vous faire découvrir les plus beaux sites naturels et culturels que nous avons visités, afin de vous donner envie de vous y promener à votre tour.
Pour commencer, nous avons choisi le Château de Montferrand, situé sur une colline rocheuse qui culmine à 409m de hauteur, à Saint-Mathieu-de-Tréviers, dans l’Hérault.

 Cette forteresse médiévale, qui date du XIIème siècle surplombe une garrigue basse composée essentiellement de chênes verts. Il est accessible uniquement à pied, par un sentier rocailleux qui parcourt la garrigue, assez fréquenté à la belle saison.

 Vue générale du château

Au début du sentier vous aurez une vue générale sur le Pic-Saint-Loup et les ruines du château. Il est préférable de s’y rendre au printemps ou au début de l’été, lorsque la plupart des fleurs et des animaux seront de sortie. Evitez les lieux en plein cœur de l’été, où il règne
 une chaleur accablante, de plus il n’y a pas de point d’eau, et munissez vous de chaussures de marche pour éviter de vous tordre les chevilles. La végétation locale est très basse, conséquence des feux réguliers et de conditions difficiles de développement des végétaux
 (roche affleurante, températures, sécheresse). Malgré cela vous croiserez facilement le chemin d’une biodiversité très diversifiée, notamment des insectes (papillons, sauterelles, mantes religieuses…) mais aussi des plantes caractéristiques de la garrigue comme les rustiques
 orpins ou le chèvrefeuille. Si vous êtes attentifs vous pourrez apercevoir des croix 
religieuses sculptées dans les troncs des arbustes qui longent le sentier.

Croix sculptée

Arrivés au sommet, vous aurez une vue panoramique sur les falaises du Pic-Saint-Loup et la montagne de l’Hortus. En raison de l’état du château des zones sont interdites au public de manière à éviter les accidents (chutes de pierres…) Le château ne possède plus de toit, il reste uniquement des pièces et des murs en ruines qui servent de refuge à des plantes peu
 communes, les fougères qui se sont développées à l’abri du soleil dans les creux.

 Vestige de mur

En dépit de son état dégradé, que ce soit par les effets du temps ou des vandales peu scrupuleux qui n’hésitent pas à jeter leur déchets, ce château mérite le détour, notamment pour la magnifique vue sur les environs. Lors de notre visite, nous avons pu profiter du beau temps accompagné par les senteurs aromatiques des végétaux de la garrigue.

Entrée des caves

Cave voûtée

 Ruines envahies par la garrigue

Panorama de l'Hortus vu de l'intérieur du château